swingtown

Un petit article aujourd'hui, car je n'ai pas le courage de m'étendre sur les raisons pour lesquelles je n'ai pas aimé la série Swingtown. Mon vrai problème, c'est que je ne suis pas vraiment capable d'expliquer, point par point, pourquoi je ne regarderai sûrement pas la saison 2. La preuve, c'est que j'ai regardé la saison 1 en entier, alors que d'habitude, trois épisodes me suffisent pour décider de ne pas aller plus loin.

Pourtant, l'ambiance de la série, l'époque à laquelle elle se réfère, tout cela me séduisait plutôt au départ. Le premier épisode, rondement mené, nous laissait présager un "Wisteria Lane" coquin et effronté... Mais rapidement, on s'ennuie dans les méandres du couple phare, Susan et Bruce Miller, dont les turpitudes amoureuses ne valent pas vraiment la peine d'être observées. Les deux autres couples que l'on suit dans la série, les Decker et les Thompson, sont bien moins creux, et c'est assez logique, puisque la construction de la série veut que ces deux couples soient les extrêmes entre lesquels les Miller balancent. Les Deckers, délurés et "swingers", c'est-à-dire échangistes, les Thompson, image parfaite de crispation et de frustrations de la petite famille américaine de banlieue.

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Mais ce qui ressort finalement de mon visionnage, c'est l'ennui. Des premiers épisodes assez prometteurs mais manquant encore un peu de rythme m'ont donné envie de laisser une chance à cette série, car il n'est pas rare que les bonnes séries soient un peu hésitantes à leurs débuts. Mais la middle-life crisis de Bruce, on s'en contrefiche éperdument, l'amourette entre Susan et Roger Thompson est beaucoup trop gnan-gnan, et seule Janet Thompson et les Deckers vivent des histoires un peu amusantes.

Je ne perdrai plus mon temps avec cette série, je vous conseille de faire de même... Dommage, le casting me plaisait bien !

-E-

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