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Nous avons été voir dimanche le dernier joyau créé par Disney. Nous étions presque les seuls adultes de la salle. Bien que les enfants aient été très bruyants pendant les bandes annonces, il régnait tout au long du film un silence presque religieux, à peine perturbé par les rires, provoqués par un scénario d'une finesse qui semblait perdue depuis longtemps pour les créateurs de Disney. Une nouvelle princesse est née, un mélange de modernité et de ce charme un peu suranné qui rendait les princesses de mon enfance si charmantes. Raiponce sait se battre, mais elle sait aussi guérir les blessures, enchanter une troupe de brigands mal-aimés, charmer un cheval fou et chanter d'une voix cristalline. Et, bien sûr, transformer un mignon voleur en parfait prince charmant...

19533395Tous les ingrédients sont réunis : une vilaine marâtre, des compagnons du monde animal drôles et doués, une histoire poétique. Les Studios Disney ont révisé leurs classiques, ressorti ce qui avait toujours été magique, en modernisant un peu le tout. Raiponce a tout d'une Cendrillon, elle qui chante dans sa tour, mais elle n'a pas un auditoire de souris, juste un petit caméléon très malin. Comme la Belle au Bois Dormant, elle a été emprisonnée pour ne pas accéder à la royauté, et pour qu'une vilaine sorcière puisse garder un œil sur elle. Elle ne dort pas d'un profond sommeil, mais elle n'a jamais connu que les quatre murs de sa Tour. Difficile de ne pas y voir un clin d'œil. Comme Blanche-Neige, elle charme les animaux de sa voix. En l'occurrence, un cheval déchaîné, patriote, dont le but ultime est d'attraper les voleurs du Royaume... A moins qu'il ne préfère les pommes. Là, je n'ai pu m'empêcher de faire le lien avec un petit cheval qui, lorsqu'il s'enfuit, viens toujours me voir, au cas où je n'aurai pas une pomme sur moi. Mais bon, la ressemblance s'arrête là, car Maximus, le cheval de Raiponce, sait aussi galoper et sauter de toit en toit, se battre à l'épée (ou au sabot) et suivre une piste avec ses naseaux collés au sol. Toutes choses que Ramsès (j'ai essayé, sauf pour les toits) n'est pas encore apte à faire.

Du rire, de la tendresse, un amour chevaleresque à la manière des romans du Moyen-Age, autant d'ingrédients qui manquaient un peu aux derniers Disney. Ayant grandi avec les premiers, je déplorais depuis longtemps de ne pas retrouver dans les dessins animés modernes un peu de douceur, mais aussi une certaine grâce, qui me semblait perdue. Et récemment, il me semble que les films animés retrouvent un peu de cette magie simple, mais précise, qui m'a façonnée. Là-Haut, La Princesse et la Grenouille, ces films renouaient avec un regard sur le monde à la fois mélancolique et amoureux. Raiponce_Affiche_France_Teaser

Un seul regret, pourtant. Ils avaient renoué avec un dessin "old school" pour La Princesse et la grenouille, que j'ai beaucoup aimé lors de sa sortie. Ils ont joué la carte du 3D avec Raiponce, et donc, d'un dessin "informatisé". Mes connaissances dans le domaine frôlent le zéro, mais je pense que vous comprendrez à quoi je fais référence.Je ne suis pas du tout une fan de la 3D, ce serait même plutôt l'inverse, et j'ai d'ailleurs vu le film en 2D. Mais je trouve qu'il aurait été parfait avec un dessin à l'ancienne.

Il n'en reste pas moins un très bon film, que je recommande à tous, en cette période de Noël !

Joyeuses fêtes à tous.

-E-